Le 12.09,

Notre petit séjour à Aguilas est terminé et nous levons l'ancre à 8 h 30, avec un vent de nord-est faible et une houle de même secteur. Génois, GV et moteur.

En milieu de matinée, à la recherche de vent, nous mettons le cap vers la côte. Nous avançons à 3,5 / 4 nœuds dans les surventes.

A 13 h 00, nous n'avançons plus et M. Perkins est mis à contribution. Cap 68 degrés direct sur Cartagène, notre prochain port.

Depuis le début de la matinée en 3 h 30, nous n'avons fait que 8 milles en cap direct. La galère !!

A 15 h 00 le vent revient à 12 nœuds de Nord-est, toujours du prés serré, nous avançons à 5 nœuds sous génois et GV.

C'est la galère cette remontée de l'Espagne, toujours le vent dans le pif et très peu de vent.

Enfin à 16 h 00, nous amarrons au quai de la marina Regata de Cartagène. Marina très sympathique, où nous faisons des connaissances de français avec leurs enfants qui descendent vers Gibraltar, leur destination est l'arc Antillais.

Pour faire 44 milles, nous avons mis 9 h 15, soit 4,7 nœuds de moyenne, ce qui n'est pas mal pour le peu de vent qui soufflait.

La Cartagène d'Espagne, est une belle ville que nous avons eu le plaisir de retrouver et que nous avons apprécier lors de notre 1er passage en juillet 2014 pour la transat aller. Et oui, déjà 4 années ! C'est fou que le temps passe vite !

Quelques courses dans la ville et nous voilà repartis.

 

Du 13.09 au 15.09,

Nous quittons Cartagène à 17 h 00, direction Benidorm avec 10 nœuds de vent d'est, ce qui nous oblige de tirer des bords. Le courant nous déporte en arrière et nous mettons le moteur.

C'est à 23 h 00 que nous remettons les voiles avec 8 nœuds de vent, au prés, cela va de soi !

Nous passons la nuit en mer, avec une vitesse moyenne de 2,5 / 3  nœuds.

Nous mouillons à 19 h 00 le 14.09 en baie de Benidorm face à la plage, sous le vent par mer plate.

Le 15.09 à 3 h 00 du matin, un gros orage me réveille, le vent a tourné au sud. Je coupe l'électricité car les éclairs nous entourent et j'ai peur pour l'électronique de bord. L'ordinateur de navigation est mis au four (cage de faraday). A 8 h 00 tout devient calme. Ouf !, le petit déjeuner peut être pris. Ces orages nous accompagnent depuis Motril

A 9 h 15, nous mettons sous voiles et quittons le mouillage, cap sur Denia toujours en tirant des bords.

Notre cuve de gas oil étant au plus bas, nous entrons dans le port de Denia faire le plein, puis mouillage devant le port face à la plage sur mer plate.

 

Du 16.09 au 19.09,

Nous avons pris du retard et nous décidons de faire un trajet direct sur Rosas.

A 8 h 30, nous quittons Denia avec 18 nœuds de vent et une mer agitée. A 15 h 30, panne de vent, Mr. Perkins prend du service. A 21 h 00 le vent du nord revient à 7 nœuds.

Le 17.09, le vent de nord-est monté à 12 nœuds. Aujourd'hui c'est une belle navigation paisible.

Le 18.09 à 7 h 00 du matin nous subissons encore 2 heures d'orage devant Barcelone, mer agitée avec un vent nord nord-est de 10 à 15 nœud.

Le 19.09, la mer est belle avec un petit vent de 7 à 12 nœuds, et nous galérons pour rentrer dans le golfe de Rosas où un courant contraire nous pousse vers le large en direction des iles Medas.

Enfin avec un tout petit vent, à 12 h 00 nous mouillons au moteur devant la plage de Rosas.

baie de Rosas (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

baie de Rosas (4)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous mettons l'annexe à l'eau pour faire un peu de ravitaillement et se dégourdir les jambes. Revoir Rosas que nous connaissons déjà pour y être venu mouiller à plusieurs reprises.

 

Le 20.09,

A 12 h 00, petite escale à la cala Montjoi où nous accueillons sur Odysséa, Patrick et Patricia les parents de Marion, la compagne de notre fils Cédrik. Nous passons un agréable moment convivial avec eux.

Dans l'après midi, nous quittons avec regret Patrick et Patricia, pour notre dernier mouillage de Porto La Selva.

Après avoir passé le Cap Creus au moteur dans le canal entre l’île la Encalladora et le phare, nous arrivons dans la baie du Porto de La Selva.

Qu'elle déception pour nous ! Après ces années passées dans la mer des caraïbes avec une eau bleue transparente, nous mouillons sur un fond noir, dans des algues posidonies. Nous plantons la pioche à 2 reprises car l'ancre glisse sur les algues.

De plus, dans cette baie, les bouées ont poussé comme des champignons, c'est désolant.

Nous avons une boule à l'estomac, ce dernier mouillage signe la fin de notre voyage de 4 années et 3 mois de navigation passé avec Odysséa, et nous avons le cœur gros.