Du 27 avril au 6 mai,

Nous passons les prochaines journées à faire un gros avitaillement de bord et préparons Odysséa pour le départ retour.

Nous allons dans le Grand Etang de Simson Baai où se trouve la crêperie pour prendre la wifi et surveiller la météo afin de regarder si l'anti-cyclone des Açores se met en place.

Avant de partir, il nous reste une escale que nous voulons faire, les B.V.I (Britihs Virgin Island).

 

Du 7 mai au 8 mai,

En fin d'après midi, nous faisons le plein d'eau, d'essence et de gas oil, puis dans la foulée nous quittons Saint Martin.

Petit détour en faisant du gymkhana autour des bateaux afin de dire au revoir à Sylvie et Laurentd'Ovéa, et Magalie et Eric et leur petit Marin de 6 mois sur leur bateau Maxim's.

Ce sont de vieilles connaissances de Charlotteville, île de Tobago où nous avons hiverné en 2016 et que nous avons retrouvé avec joie à Saint Martin. Très bon souvenir de cet hivernage à Charloteville !

 A 18 h 10, nous voici partis pour notre traversée de nuit, cap sur les B.V.I., avec un vent qui pousse Odysséa. Le parcours de 90 milles se fait sous génois seul et un vent arrière. Parcours malgré tout un peu houleux, des vagues de 2 m pousse l'arrière d'Odysséa de bâbord à tribord.

Le vent oscille entre 20 et 25 nœuds, Cap au 280, nous avançons bien autour de 6 à 7 nœuds avec quelques pointes à 8 nœuds. Le ciel se dégage, la lune, l’œil de la nuit nous précède créant un halo luminescent sur l'étrave du bateau.

 A 8 heures le 8 mai, nous rentrons dans l'archipel des B.V.I. et à10 heures, nous mouillons dans la baie très ventée de Road Harbour sur l’île de Tortola afin de faire notre entrée.

C'est alors un casse chinois pour trouver la douane et l'immigration. Ils ont déménagés leurs locaux qui ont été détruits par le cyclone IRMA.

Après quelques renseignements, nous trouvons douane et immigration dans un kiosque au débarcadère des ferrys. Cela nous a pris 4 heures, les passagers des ferrys étaient prioritaires sur nous.

A 14 h 30, nous quittons le quai des ferrys, avec notre clearance en poche qui nous a coûté que 10 dollars pour 1 semaine pour l'entrée.

Par la suite, nous demandons un permis de naviguer dans les parcs nationaux. Les douanes, fort aimablement, nous font un plan afin de situer le bureau des parcs dans la ville.

Nous y avons renoncer, après avoir déambuler dans la ville très modifier par le cyclone.

 

LES ILES VIERGES BVI

 

 

TORTOLA

Quelques lignes d'histoire...

C'est encore ce champion de la découverte « Christophe Colomb », qui coucha les vierges sur une carte en 1493 et qu'il nomma « les onze mille vierges » en souvenir des 11.000 compagnes de Saint Ursule assassiné au V° siècle par les Huns. Ces îles n'étaient pas plus vierge que lui, car elles étaient peuplées de quelques amérindiens.

Dédaignés, malgré leur beauté, par les Espagnols qui s'intéressaient plus aux richesses du continent sud américain, elles deviennent le repaire des flibustiers anglais, hollandais et des boucaniers français qui, tapis dans les dédales des îles, bondissent sur les flottes espagnoles alourdies d'or. J. Hawkins puis Francis Drake (des anglais bien sur..) furent les plus connus de ces flibustiers. Les Anglais installés depuis 1620 ne quittèrent plus la partie Est des iles Vierges (Tortola, Virgin-Gorda et Anegada) où ils s'implantèrent définitivement au XVII° siècle.

Cette partie donna naissance aux Bristish Virgin Island (BVI) colonie britannique autonome.

Distantes d'environ 90 MN au nord ouest de St Martin, d'une surface de 150 m², l'ensemble de la population n'excède pas 20 000 habitants, dont 80 % sont concentrés sur l’île principale de Tortola.

Les trois autres îles à l'ouest et au Sud ouest : St Croix, St John, et St Thomas passèrent successivement sous l'autorité des Hollandais, des Anglais, des Danois et (en dernier..) des Français au hasard des guerres et des traités. Ce n'est qu'au début du XIX° siècle que ces îles revinrent au Danemark qui les céda aux États-Unis en 1917.

Ces îles formèrent les US Virgin Island (USVI), territoire rattaché mais non incorporé aux États-Unis. Pendant deux siècles l'essentiel de l'économie des îles BVI ou USVI est  tiré de la culture de la canne à sucre et du coton. Mais là, comme ailleurs, l'abolition de l'esclavage fit entrer les grandes plantations en récession, ce qui explique aussi que la quasi totalité de la population est aujourd'hui de couleur. Depuis, l'essor du tourisme et du nautisme, (attribution de pavillon aux grosses unités de plaisance contre le paiement d'un droit, ainsi que les nombreux avantages fiscaux - les BVI font partie des paradis fiscaux...) permet aujourd'hui à une grande partie de la population d'accéder à un niveau de vie proche des autres pays occidentaux.

Nous ne pouvons pas aborder les USVI car cela nécessite une assurance spéciale US pour notre voilier et un visa avant d'y pénétrer.

Les BVI où nous sommes, sont constitués de quatre îles principales :

Tortola la plus importante (environ 12 MN sur 3 de large), Virgin-Gorda, Jost Van Dyke, et Anégada une île plate tout au nord et d'une multitude de petites îles, ou îlots, plus ou moins proches et qui forment en leur centre une mer intérieure dont la profondeur n'excède pas 25 mètres (The Sir Francis Drake Channel) où l'on navigue protégé des vents dominants d'Est.

 

Road Harbour (2)

 

Road Harbour (1)

 

Road Harbour (6)

 

Road Harbour (7)

 

Road Harbour (8)

 

Le 9 mai,

Ce matin nous quittons notre mouillage qui est assez remué par les ferrys et la houle qui rentre dans la baie de Tortola.

Le vent est fort 25 nœuds en rafales, rafales très rapprochées, mer chaotique.

Nous prenons la direction de Cooper Island. Cette île à une petite baie assez protégée et très fréquentée par les charters.

Le nom de cette baie a pour origine les mancenilliers (arbres aux fruits toxiques) dont quelques malheureux arbres bordent encore le rivage.

Nous évitons les bouées d’amarrage aménagée par le restaurant et nous mouillons dans la partie nord. La boule de mouillage est mise en place, précaution prise à cause des voiliers américains qui sont très procéduriers.

 

 

Cooper Island (5)

Cooper Island (9)

 

Cooper Island (6)

 

 

 

Cooper Island (13)

 

Cooper Island (1)

 

 

C'est une journée décontraction, tôt ce matin, nous voilà partis faire une balade sur la plage. Une belle plage de sable blanc,véritable carte postal représentant le charme des îles paradisiaques Nous nous y baladons sous un splendide soleil et ramassons de beaux coquillages afin de garder un souvenir de ces îles.

 

Cooper Island (3)

 

Cooper Island (10)

 

Cooper Island (12)

 

Cooper Island (13)

 

Cooper Island (15)

 

 

 

Cooper Island (16)

 

Cooper Island (20)

 

Nous partons faire du snorkelingdans cette eau limpide et turquoise. Très décevant, peu de poissons, fonds marins ravagés. Le cyclone n'a pas épargné les fonds sous marins de ces îles, gorgones arrachées, corail arraché et détruit. Cela fait mal au cœur malgré l'eau limpide.

 

Fon sous marin de Cooper Island (1)

 

 

 

Fon sous marin de Cooper Island (4)

 

Fon sous marin de Cooper Island (16)

Fon sous marin de Cooper Island (18)

 

Fon sous marin de Cooper Island (6)

 

Fon sous marin de Cooper Island (15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 10 mai,

9h – Nous quittons CooperIsland pour VirginGorda. Nous nous dirigeons vers les « Baths » au sud de l’île.

Après 2 h de navigation au pré comme d'habitude, nous posons l'ancre dans l'anse de Big Trunk Bay.

Cette eau couleur d'azur nous attire pour prendre un bain. De gros poissons (des barracudas) se cachent sous la coque. A la nuit tombante à la lumière du cockpit nous voyons des ombres de poissons de tailles imposantes qui sautaient dans l'eau et retombaient en de gros plaf !.

Les Baths valent vraiment le détour. Ce sont d'immenses blocs de granit qui les composent. Les rochers sont complètement polis par l'eau, le vent et les intempéries. Les fonds tombent vite à plus de 10 mètres. Les rochers empilés les uns sur les autres forment des grottes et des piscines naturelles que l'on traverse soit dans l'eau jusqu'à la taille, soit à sec sur des sentiers emménagés et balisés. Paysage Grandiose !

Les annexes sont interdites sur la plage. On doit les amarrer à quelques distances sur de petites bouées bleues et terminer à la nage.

Nous déambulons dans ce dédale de rochers dont les passages étroits interdisent les personnes hors normes (dont, beaucoup d'Américains...) les obligeant de faire demi-tour !

Nous y restons 2 jours dans cet endroit paradisiaque !

 

The Bath (17)

The Bath (3)

Caves de The Baths (5)

Caves de The Baths (4)

Caves de The Baths (11)

Caves de The Baths (16)

Caves de The Baths (26)

The Bath (10)

The Bath (25)

The Bath (27)

The Bath (29)

The Bath (35)

The Bath (31)

The Baths - Girgin Gorda (7)

The Bath

The Baths - Girgin Gorda (17)

The Baths - Girgin Gorda (71)

The Baths - Girgin Gorda (88)

Le 12 mai et 13 mai,

En début d'après midi, nous quittons à regret les Baths. Direction le nord de l'ile Gorda Sound ou North Sound.

A nouveau une petite mer intérieure coincée entre Virgin Gorda, au sud et au nord les îlots de Mosquito island (l’île privé de Branson), l’îlet de Prickly Pear (une réserve naturelle), Eustatia island et plus à l'Est la dernière ile de Branson Necker Island qui est à louer.

 

Virgin Gorda - Prickly Pear Island (3)

 

Virgin Gorda - Prickly Pear Island (5)

 

 

 

Virgin Gorda - Prickly Pear Island (6)

 

Tout cela forme un paysage superbe ! Nous franchissons la passe vers 17h 30, en fin de journée où le un soleil est toujours au rendez vous,  en laissant sur notre tribord la barrière de corail Colquhoun Reef. Nous mouillons bien protégés du vent d’Est prés de l’îlet de Prickly Pear .

Journée repos. Petite visite à Leverick Bay, repaire où atterrissent tous les bateaux de location, tous les des Américains (entre autres).

 

Virgina Gorda - Leverick Bay (2)

 

Virgina Gorda - Leverick Bay (1)

 

Virgina Gorda - Leverick Bay (3)

 

Le 14 mai,

Bonne récupération de sommeil pour ces deux nuits dans cette baie, petit déjeuner au soleil, ce qui est bien agréable.

Départ ce matin pour Trellis Bay à 8 h 30. C'est un trajet de 11 milles, avec un vent arrière. Belle navigation.

 

cap sur TORTOLA - Trellis Bay (1)

 

cap sur TORTOLA - Trellis Bay (3)

 

Arrivée à 10 h 30 dans cette triste baie où les touristes sur la plage ont été remplacés par un nombre incroyable de bateaux échoués. Oui, le cyclone IRMA est passé par là, il y a une vingtaine de bateaux à la côte, c'est désolant.

 

TORTOLA - Trellis Bay (1)

 

TORTOLA - Trellis Bay (5)

 

TORTOLA - Trellis Bay (4)

 

 

 

TORTOLA - Trellis Bay (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons à la recherche d'un bus pour nous amener à Road Harbour pour faire notre sortie des BVI et prendre la dernière connexion wifi avant le grand saut.

Départ mercredi 16 ou jeudi 17 mai, vers les Bermudes via les Açores.