Après avoir délaissé ma plume, je reviens pour la suite de notre voyage avant notre transat du retour.

 

Du 11 novembre au 19 janvier 2018,

Cela fait 7 jours que nous sommes au sec au chantier Nana-Juana où nous faisons le carénage d'Odysséa qui a besoin de soins et d'un lifting.

Nous attendons nos colis des U.S.A via le Guatemala, où se trouve notre sondeur-lock-girouette-anémomètre ainsi que notre contrôleur de batterie (instruments anciens qui l'on pense avoir pris la foudre).

Ces 2 colis sont bloqués par la douane Guatémaltèque depuis le 18 novembre 2017, et nous ne seront livrés que le 9 janvier 2018. Durant cette attente nous nous occupons d'Odysséa.

Nous donnons notre génois à réparer au voilier. Le lendemain, le voilier M. Bellotti, un Italien, vient nous rendre notre voile et là surprise, il nous annonce que l'on ne pourra pas traverser l'atlantique avec notre voile qui est brûlée par le soleil et qu 'elle risque de se déchirer pendant la transat. Il nous contrôle la grand voile et nous dit qu'elle est un peu usée. D'après radio ponton, M. Bellotti est un très bon voilier et pas très cher, le devis nous convient, il nous confectionne les 2 voiles.

Nous passons un Noël au chantier avec des musiciens. Soirée sympathique, le partage des plats est de mise avec viande grillée au barbecue et une musique. Toute cette ambiance nous met un peu de baume au cœur. Le dessert pour Philippe a été un peu particulier. Une jeune femme m'a donné du gâteau au chocolat et à la marijuana. Vous aurez dû voir Philippe, il planait et riait à tout bout de champ !

Soirée Jazz chantier Nana Juana 25

 

Soirée Jazz chantier Nana Juana 25

Soirée Jazz chantier Nana Juana 25

Soirée Jazz chantier Nana Juana 25

 

Le 1er de l'an 2018 se passe au chantier RAM qui se trouve à côté du chantier Nana Juana, avec des amis voileux, au total 8 personnes, pour cette occasion nous avons fait un barbecue. Pour nous, langouste grillée arrosé de whisky et crevettes du Rio Dulce, marinée dans l'huile d'olive avec ail et persil et en dessert, un gâteau de pommes que Nicole avait concocté. Soirée fort sympathique.

Le 12 janvier, M. Bellotti nous amène nos 2 belles voiles neuves. Nous les mettons en place, parés pour la transat du retour.

Enfin le 13 janvier 2018, Odysséa est mis à l'eau. Quel bonheur de le voir se dandiner dans son élément. Nous lui faisons pour l'occasion un grand nettoyage, car commedans tous les chantiers les bateaux se salissent beaucoup.

 

Sortie mise à l'eau 13

 

Sortie mise à l'eau 13

 

Émilien à qui précédemment j'ai donné un coup de main, vient m'installer la girouette en haut du mât et m'aider à passer le câble jusqu'à son boîtier. Heureusement qu'il était là car le passage du câble dans le mât a été très difficile. Il a vite résolu le problème, il faut dire qu'il est gréeur de métier et installe également toute l'électronique sur les voiliers. Il a profité d'être en haut du mât pour vérifier notre gréement.

Émilien nous l'avons connu à Degrasse de Cannes en Guyane Française. Un gars très sympathique, gentil et serviable et compétent, dont certains abusent sur le chantier. Merci Émilien.

Un autre ami est également venu m'aider Jacques, qui a eu la patience de me décortiquer le montage de mon signalisateur de batterie victron et de m'aider à connecter à la batterie (et oui, moi et l'électricité cela fait deux!!!). C'est l’entraide entre navigateurs, une notion qui à tendance à ce perdre !

Après avoir fait un gros avitaillement, le plein d'eau et le plein de gas-oil, nous quittons le Rio Dulce pour le port Livingston le 19 janvier 2018.

Nous descendons le fleuve sous une pluie très fine, on se demande si l'on est pas en Bretagne ! Nous croisons une multitudes d'oiseaux au fil de l'eau. C'est un spectacle très beau, dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vos !

Nous descendons l'annexe et partons faire nos papiers de sortie après 1 mois 1/2 de clandestinité, car nos visas ont dépassés la date butoir.

Arrivée à la douane de ce port, nous expliquons que la douane de la capitale du Guatemala à bloquer nos colis, que le bateau ne pouvant pas être mis à l'eau, et que nous avions dépassé le délai de nos visas. Nous montrons les factures du chantier et la facture des taxes de douanes.

Nous avons eu de la chance, nous sommes tombé sur un douanier fort compréhensible. Il nous demande de payer une amende relativement modeste (550 quetzals, l'équivalent de 66 euros), que nous nous empressons de payer. Il nous apprend que si le chantier avait téléphoner et fait une déclaration comme quoi nous étions bloqué pour avarie, nous n'aurions pas eu à payer d'amende. Enfin nous nous en sortons juste qu'avec 66 euros.

Puis la capitainerie nous fait notre zarpe de sortie pour l’île suivante qui est Cuba. Là le capitaine nous demande 20 euros (non déclaré, pour sa poche !).

Et enfin l'immigration, où là surprise, ilne veut pas nous tamponner la sortie sur nos passeport. Après discussion, il nous dit que nous n'en avons pas besoin, quenous sommes en règle. Sur le papier de la zarpe de sortie il y a le tampon d'immigration avec la date de sortie. No problème !

Voilà, nous sortons assez content de l'émigration.

Quelques fruits achetés avec nos reste de quetzals et nous repartons au port. Un jeune Guatémaltèque nous a gardé l'annexe contre 15 quetzals (1,80 €), il s'en va avec un grand sourire.