Carte Amérique Centrale

 

00 - Amérique Centrale - Guatemala

 

L'IZABAL : CÔTE CARAÏBE ET PAYS GARIFUNA

 LIVINGSTON – RIO DULCE

 Le 3 septembre 2017,

Nous quittons Utila en compagnie de LOS LOBITOS et de son équipage pour le Guatemala.

Après avoir attendu toute la matinée qu’Éole se lève, à 16 h 00 nous quittons le mouillage.

C'est une navigation de 108 milles pour rejoindre la Punta Munabique du Guatemala.

Les premiers milles sont durs à avancer, avec ces 5 nœuds de vent, puis petit à petit le vent monte à 7 et 8 nœuds. Nous prenons de l'avance sur nos amis de rencontre, car leur catamaran à la coque sale, et cela le freine par petit temps.

Notre navigation ce jour là jusqu'au Guatemala se fera avec du petit vent allant de 3 noeuds à 6,5 nœuds.

 

Atterage Guatemala (2)

 

Atterage Guatemala (8)

 

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Le 4 septembre,

A 12 h, nous sommes par le travers de Sapodilla Cays, sur une mer d'huile, chargée de déchets qui flottent à la surface (plastique, bouteilles, bois, etc …) grosse pollution d'objets flottants !

Ce petit temps nous a permis d'utiliser le spi une bonne partie de l’après-midi et jusqu'à la l’atterrissage au Guatemala. Odysséa a marché à 6,5 nœuds sous spi.

Nous plantons la pioche juste avant la nuit à 17 h 00, le long de la côte, à la hauteur de la Punta Munatique, bien à l'abri des vents d'Est.

Nous sommes accueillis par un groupe de dauphins en chasse, ils tournent autour d'Odysséa juste au moment où je plante l'ancre. Dommage pour les photos, les dauphins ne nous ont pas attendus !

A 20 h 00, je distingue les feux de mât du catamaran de Sébastien et Julie mouillé à un mille de nous.

 

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 Le 05 septembre,

Après une nuit douce et calme, nous quittons le mouillage pour la ville de Livingston du Guatemala, où nous devons faire notre entrée.

En rentrant dans la passe, notre quille frotte par 2 fois dans les langues de sable vaseuse malgré les 1,80 m de profondeur annoncée sur les cartes. Je sollicite M. Perkins et sa puissance de 50 CV pour les passer sans grande difficulté. Que de stress cette arrivée !

Nous mouillons derrière le catamaran de Sébastien dont les officiers quittent leur bord pour venir inspecter Odysséa. Toutes les administrations représentées, l'immigration, la douanes et la capitainerie du port de Livingston. Après avoir visionnés nos papiers, ils nous permettent de descendre à terre et de faire notre entrée en nous indiquant l'ordre à suivre pour les visites des administrations :

    1- immigration, 2- capitainerie, 3- douanes et retour à la capitainerie avec tous les documents.

Je descends l'annexe, récupère Julie et Sébastien (le moteur de leur annexe est en panne) et nous voilà partis pour un marathon de 3 heures 50 mn entre les différents bureaux et la banque (1 h de queue avec les guatémaltèques afin de payer la redevance pour les douanes). Il faut dire que Livingston possède qu'une seule banque !

 

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Enfin, à 15 h 00, nous retournons sur nos voiliers respectifs.

Et là que voyons nous ? Un voilier à la coque noire au mouillage. Nicole et moi, nous nous interpellons en disant « c'est le voilier de Jakes de Bayonne !»

Bien sur que si ! En s'approchant nous reconnaissons le bateau « Aotearoa » son RM 1200.

Cela fait 1 an que nous l'avons perdu de vue, nous le réveillons en pleine sieste, il a un grand sourire. Nous sommes heureux de ces retrouvailles. Nous échangeons nos parcours et les documents qui vont avec. Nous disons un au revoir au Bayonnais Jakes et à son camarade et rejoignons Odysséa.

La soirée est mouvementée , le vent a tourné au N.W et un méchant clapot fait tangué Odysséa . Le début de notre nuit est bruyante. A minuit le vent tourne à l'Est et fait disparaître le méchant clapot.

 Le 6 septembre,

Nous prenons toute la famille de Sébastien dans l'annexe et nous amarrons l'annexe au débarcadère des lanchas de Livingston. Bien chaussés, voilà notre petit groupe partie en randonnée pour se rendre aux cascades de Los Siete Altares. C'est une balade de 1 h 30 de marche de Livingston à la cascade, en suivant la plage.

Nous mettons 2 h 00, photo oblige.

 

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C'est un lieu sacré pour les Garafumas (Los Siete Altares signifie « les sept autels ») où une Vierge leur serait apparue.

Nous suivons la plage vers le Nord et prenons le chemin bordé de cabanes de pêcheurs et de possadors bien intégrés dans l'environnement de ce bord de mer où de nombreux pélicans et hérons blancs se dessinent sur ce fond de mer.

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Nous passons un pont suspendu qui enjambe la rivière pour arrivée au petit village où se termine la plage. Nous payons notre droit de passage pour accéder aux sept cascades et bassins qui s'échelonnent le long du Rio.

 

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La dernière chute est la plus agréable avec son bassin d'eau naturelle où l'on se baigne dans une eau fraîche qui nous supprime la fatigue de cette marche sous le soleil. Une épaisse végétation tropicale borde le chemin d’accès aux cascades.

 

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Le retour est un peu fatiguant pour les petites jambes de Meige, nous prenons un tuc tuc au village de Cocoli, juste au pont suspendu pour rentrer à Livingston.

Nous nous entassons à 7 plus le chauffeur dans le tuc tuc, une vraie expédition, sur ce début de chemin cahoteux, les rires sont de mises !

 

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De retours aux voiliers, nous levons l'ancre pour entamer la remontée du Rio Dulce, c'est un parcours de 30 milles qui se fera au moteur, Éole brille par son absent.

.Notre remontée du Rio avec Odysséa commence.

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De part et d'autre de jolies cabanes et maisons bordent la rive, puis nous pénétrons entre deux grandes falaises qui nous rappelle les Fjords de Norvège par leurs imposantes hauteurs. Le soleil illumine la végétation luxuriante tropicale qui recouvre les rives de la rivière fréquentées par de grandes aigrettes, des pélicans et des cormorans. Le Rio Dulce est un fleuve majestueux qui coule langoureusement. Il est parcouru par de nombreuses lanchas qui est le seul moyen de communication entre le village de Livingston et la ville de Rio Dulce, pas de route (les habitants n'en veulent pas).

 

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Nous arrivons au lac de El Golfete à la tombée de la nuit ; Nous posons l'ancre par 6 m de fond, après avoir traverser de superbes paysages.

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Le 7 septembre,

Nous nous séparons momentanément de nos amis du catamaran Los Lobitos ; nous nous retrouverons plus tard à la marina de Manglar à la ville Rio Dulce.

Nous redescendons le Rio sur quelques milles et mouillons sur le bord de la rivière. Nous descendons l'annexe et partons à la découverte de cette végétation tropicale en remontant un petit Rio qui alimente le Rio Duce

Nous sommes surpris de voir quelques villas côtoyer les cabanes de pêcheurs bien cachés dans cette forêt sauvage.

 

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Après un bon repas, nous reprenons la remontée du Rio en traversant le lac El Goffete sous génois et moteur.

Pour la deuxième partie de la remontée du Rio Dulce, il n'existe plus de carte. A la sortie du lac, nous embouquons le deuxième étranglement, l'œil rivé sur le sondeur.

D'un seul coup la sonde nous indique 1 m, je sens Odysséa qui ralentit., la vase le freine. Un coup de barre à bâbord pour essayer de se dégager, -0,80 m je force le moteur qui donne son maximum. Une lancha me fait signe d'aller encore plus à bâbord. Barre à fond la sonde remonte à 1m, puis 1,5 m. Perkins fume et donne son maximum. Et d'un seul coup 2 m, puis 4 m et enfin 5 m. Ouf ! Me voilà sortie d'affaire, je me voyais mal passer la nuit planter au milieu du Rio !

Heureusement que le fond de la rivière est fait de vase molle ! Ce qui a permis à Odysséa avec ses 1,65 m de tirant d'eau de laisser une saignée dans la vase et de s'en sortir seul.

Un grand merci au propriétaire de la lancha qui m'a indiqué le côté tribord de la rivière.

La nuit étant là, nous mouillons à l'entrée de la ville du Rio Dulce, demain nous irons à la marina.

 Du 8 au 29 septembre

A 9 h 00, nous posons la pioche devant la marina, et allons rejoindre nos amis. Nous faisons les papiers à la marina afin d'y rester plusieurs mois et attendre la fin de la saison cyclonique.

 

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La ville de Rio Dulce est coupée en deux par un pont qui enjambe le fleuve. Elle est le point de jonction entre le Sud du pays et le Péten. C'est le passage obligé de tous les bus et de tous les transports de marchandises qui montent vers Flores et Tikal , c'est aussi le point de départ des lanchas (grosses barques à moteur en fibre de verre), pour Livingston.

La ville est traversée par cette artère routière qui permet la communication entre le Nord et le Sud du pays. De chaque côté de cette route, une multitude de boutiques, de commerces, et de petits stands de nourriture locale, que rasent d'énormes camions (style américain).

 

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La zone caraïbe est très enclin aux cyclones et le Rio Dulce est aussi un lieu où de nombreux bateaux viennent se réfugier (comme nous) de mi juillet à mi novembre, car la région est protégée des vents violents par les montagnes des alentours.

 

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Les voileux (comme nous) viennent pour entretenir leurs voiliers, de nombreuses marinas et chantiers se sont installés dans cette rivière.

Durant ces 3 mois, nous allons être très occupé, en premier lieu par l'entretien d'Odysséa, nettoyage et carénage .

Par la suite, nous allons partir à la découverte de l'intérieur du Guatemala, un vaste programme.

 

Depuis 3 semaines, la vie à la marina Manglar, se passe tranquillement avec des occupations saines. Tous les jours, réveil à 6 h 00, nous alternons footing et culture physique puis récupération dans la piscine.

 Le mercredi nous allons à une soirée jazz à la pizzeria, écouter des amis jouer de la trompette, orgue électronique, et divers instruments.

Nous en profitons pour manger une énorme pizza, accompagné d'une grande coupe de mojitos, où de caïpirinha double et pour Nicole une grande coupe de jus de fruits à base d'hibiscus, tout cela pour un prix raisonnable.

 

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Tous les vendredis, c'est barbecue à la marina. La soirée débute avec un apéritif autour de la piscine, suivit de grillade (saucisse au mètre fait par un guatémaltèque, côte de porc, travers de porc, viande rouge ….), et cela dans une ambiance conviviale à la ressemblance des banquets gaulois, sur des grandes tables.

 

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Ce mercredi 28.09, départ de la marina à 8 h 30, avec nos voisins de ponton du bateau Dugong, avec Sophie, Xavier, Jacques, Nicole et moi.

 Nous partons pour une ballade à cheval qui nous amène jusqu'au Torre Del Shaman où nous profitons d'une vue imprenable sur le Rio et la vallée Dulce. Nous voyons au loin la montagne frontalière avec le Bélise.

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Pour arriver au Mirador de Shaman, nous avons traversé une forêt tropicale primaire avec une alternance de petits ponts suspendus et de sentiers.

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Nous découvrons au fur et à mesure de notre ballade plantes, graines et une couleuvre, tout cela accompagné par notre guide Carlos.

 

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Et pour finir la journée, notre guide Carlos nous amène à la plantation d'hévéa où il nous explique comment on récolte le caoutchouc, et  nous ramasse des graines d'hévéa et pour finir la découverte de la piscine naturelle avec une petite cascade.

 

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