Le 1er mai 2017,

C'est aujourd'hui 1er mai que l'on offre le muguet, il fleurit en France pour porter chance. Nous, nous levons l'ancre à 7 h 15, bien à l'abri de la côte, nous quittons Porto Pedro sur Curaçao, et nous ne sentons pas les 20 nœuds de vent qui souffle au large, destination le Cabo de la Vela sur la côte Colombienne.

1er jour de nav. :

Depuis notre départ, la mer est belle et calme. Nous avons un vent de18/20 nœuds de moyenne. Pour l’instant, la navigation est agréable.

Dégagé de la côte, Odysséa marche à 6 nœuds de moyenne avec des pointes à 7 nœuds, sur une mer qui devient très agitée avec ce vent portant qui fait rouler Odysséa.

Après 10 jours de mouillage, nos estomacs sont mis à l'épreuve.

La nuit a été sportive avec quelques difficultés pour dormir, malgré un génois seul, fortement réduit à 15 tours et tangoné. Cela nous fait un petit foc qui nous tire à 7 nœuds.

2ème jour de nav. :

Après la Punta Gallinas, le point le plus septentrional d'Amérique du Sud, se présentera à nous ce fameux Cap tant craint.

C'est ici qu'en 1499, Alfonso de Ojeda, compagnon de Christophe Colomb, accompagné du cartographe espagnol Juan de la Costa, du navigateur florentin Amérigo Vespucci et de Alberto Da Silva, foula pour la première fois le sol des Amériques. 

Comme nous !!! Si Alfonso et ses potes l'ont fait...alors, on devrait y arriver.

A 15 h 00, nous passons le fameux Cabo de la Vela, vent de E.N.E avec une mer très fatiguante, car très hachée, accompagnée de creux de 2,8 à 3 mètres pour les plus hautes et une période de 5 secondes, ce qui les rendent très abruptes avec quelques déferlantes qui viennent lécher la jupe arrière d'Odysséa.

Après le Cap, le vent à continuer à souffler sur une dizaine de milles, puis le vent et la mer on diminués progressivement.

3ème jour de nav. :

La nuit du 2 au 3 a été calme, le capitaine et son second, ont pu dormir 4 heures. Nous avons remis la grande voile à 2 ris et le génois à 10 tours avec un vent de 18/20 nœuds, nous marchons à 6,5 nœuds.

A 13 h 45, peu de vent, il a tourné au N.E, 8 nœuds. A 15 h 30, le vent remonte à 10/15 nœuds, toujours N.E, génois et grande voile pleine, nous marchons à 5 nœuds.

A 17 h 00, nous mouillons dans la baie de Santa Marta.

Et bein ! nous l'avons passé ce cap, les 2 doigts dans le nez ! Pas plus terrible qu'un autre cap, les conditions étaient favorables, malgré notre avance de 9 h 00 sur notre itinéraire.

SANTA MARTA:

Nous attendons le lendemain pour nous déclarer. Nous sommes sortis du lit à 4 h 00 par des appels « Amigos ! Amigo ! », des pêcheurs qui nous demandent de nous déplacer pendant 1 heure pour tirer leur senne.

Nous changeons de mouillage dans le noir complet et nous posons l'ancre face au môle rocheux de la marina.

La région est reconnue pour son vent rafaleux pouvant être particulièrement fort. En effet, nous serons dans l'unique coin de la Caraïbe où l'on peut naviguer sous 30 degrés centigrades en admirant les sommets recouverts de neiges éternelles de la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie. Les pics Simon Bolivar et Christophe Colomb, tout proche, culminent à plus de 5 800 mètres.

On comprend bien l'effet que la combinaison altitude/froid/côtes/eau chaude peut provoquer sur les conditions de navigation.

A 7 h 00, nous rentrons à la marina afin de faire notre entrée en Colombie.

Après plusieurs appels à la VHF restés sans réponse, nous rentrons dans la marina.

Deux marineros nous accueillent et nous aident à nous amarrer. Puis dans la conversation, ils nous font remarquer que notre montre avance d'1 heure. Et oui, nous ne sommes pas à l'heure colombienne.

Nous attendons 1 heure en attendant que l'officine de la marina ouvre.

Nous apprenons qu'ils ne peuvent pas faire notre entrée car sur notre sortie de Curaçao, nous avons mentionner comme prochaine destination Aruba.

Malgré nos explications sur la fenêtre météo pour passer le Cabo de la Vela, ils non rien voulu savoir et nous accordent 3 jours à la marina. C'est bien suffisant, car cette marina est très chère, 47,80 $US la nuit, sans eau et sans électricité !

Nous sommes clandestin, cela nous empêche pas de visiter la ville, à la recherche d'un raccord afin de pouvoir brancher notre tuyau d'eau. Ici, ce sont pas des pas européen mais américain.

Nous avons fait 5 banques pour avoir quelques pesos colombiens, notre master carte nous joue des tours. Ce n'est qu'à la 5ième banques, la BBVA, que nous avons pu retirer notre argent (juste 300 000 COP c'est à dire 94 euros), c'est peu pour 1 semaine.

Armés de nos pesos ou COP, nous nous arrêtons dans un restaurant populaire dans la ville. C'est réellement populaire, nous mangeons locaux, soupe aux légumes avec viande en entrée, je prends des rips « croustille de porc grillé » et Nicole de la carne à la bacha. L'accueil est formidable, les serveurs sont à nos petits soins et le repas très bon.

Bon d'accord ! nous n'avons pas eu droit à la clim, mais au ventilateur. Pour nous deux, nous avons mangé pour 6 $US, ce qui a coulé notre budget.

Sur le retour de notre balade, nous nous sommes arrêté à l'agence Aventure Colombie, pour nous renseigner sur une balade de 3 jours dans les Andes Colombiennes pour côtoyer les indiens dans leur village. N'ayant pas de passeport en règle, nous ne pouvons pas concrétiser notre projet. Nous allons attendre d'être à Cartagena..

De retour sur Odyssea, nous lui offrons une séance de nettoyage afin de lui enlever toute la poussière accumulée sur la traversée de Grenade à Spanich Water.

 Ville SANTA MARTA

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Les indiens sont omniprésents dans la ville,  ils descendent de la vallée Sierra Nevada pour vendre leur artisanat.

Des statues les représentent sur le bord de la jetée.

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Le 6 mai,

C'est samedi, sous une température de 40 degrés, nous allons faire nos courses au marché que nous avons du mal à localiser. Les rues sont perpendiculaires et se nomment cale 22, cale 5 …C'est dur de s'y retrouver ! Surtout avec un plan où il manque des numéros des cales et un marché inexistant sur la carte.

Le marché se trouve sur 2 niveaux, viande et poissons au rez de chaussée, puis légumes et fruits au premier étage. Marché très coloré, pas bruyant du tout.

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Nos emplettes terminées, nous partons à la recherche de vessies d'eau à boire de 6 l, que nous trouvons au super marché Olympia. Ce super marché est bien achalandé, avec une caféteria où nous mangeons de midi. Notre chariote pleine avec ces 3 vessies d'eau de 6 l chacune, nous rentrons sous un soleil lourd et orageux.

Demain nous envisageons de partir et nous faisons le plein d'eau dans nos réserves, 600 litres, c'est long à remplir !

Ce soir notre première pluie qui est raisonnable, elle lave à peine Odysséa !

 

Le 7 mai,

Nous préparons Odysséa pour partir sur Cartagena. Comme c'est dimanche, nous avons des difficultés pour payer l'eau à l'office. Personne n'est de service. Les marineros ont des difficultés pour trouver notre dossier. Enfin après plus d'une heure, et quelques coups de téléphone, ils nous demandent 60 $US d'eau.  Nous refusons et nous voyons notre note diminuer de 10 $US.

Nous avons consommer 990 litres d'eau et nous payons 50 $US, c'est donnée!! cela revient à 0,05 $US le litre d'eau ! Cette marina est très chère, à éviter, on le saura pour la prochaine fois. Le seul avantage, et nous n'avons pas pu en profiter, c'est que l'on ne paie pas l'agent qui nous fait les documents d'entrée.

A 12 h 30, nous lâchons les amarres. Le départ de notre navigation se fait avec M. Perkins durant 3 heures. Puis un peu de vent de 6 à 7 nœuds de N.W nous pousse sur une mer peu agitée

Le vert émeraude de la mer des Caraïbes s'assombrit au fur et à mesure de l'approche de la rivière La Barranquilla . On distingue bien à l'horizon la ligne de démarcation entre le vert (déjà bien chargé)  et le marron terre de l'estuaire.

Pendant quelques milles, nous slalomons parmi les obstacles flottants et les gros cargos en manœuvre ou au mouillage d'entrée au port sur cette eau saumâtre n'invitant pas à la baignade.

 A 1 h 00, du matin nous avons 10 nœuds de vent, Odysséa avance à 5 nœuds, sur une mer agitée sous une lune qui nous éclaire pleinement cette nuit et fait scintiller les crêtes des vagues.

Après avoir fait du près serré, Odysséa navigue vent arrière, puis repasse à 7 nœuds au près serré jusqu'à 8 h 50, où M. Perkins reprend du service jusqu'à 10 h 45, heure à laquelle nous remettons sous voiles, GV pleine et génois déroulé avec un vent de 8 à 10 nœuds.

Après 30 heures de navigation et 2 barracudas au frigo, nous nous alignons face à l'ouverture du mur immergé de la passe Bocagrande. Il ne faut pas s'en écarter car c'est un passage où les cartes mentionnent qu'il n'y a que 1,60m à 2 mètres de fond ! Nous comptons sur la marée pour avoir plus d'eau

Nous voilà en face de cette ouverture et rentrons doucement en surveillant le sondeur. Nous nous apercevons qu'au moment de passer entre les deux bouées d'entrée de ce mur immergé, le sondeur nous indiqué 4 m. Les sondes des cartes sont fausses ou la passe a été draguée, nous avons stressés pour rien ! A savoir pour les navigateurs que l'emplacement des bouée sur OPEN CPN sont fausses. Les deux bouées d'entrée par-contre ont des point A.I.S.

Nous arrivons juste avant la nuit , et mouillons à Cartagena par 10 m de fond d'eau, dans une mer limoneuse, face à la marina Nautico.

 

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Du 9 mai au 21 mai 2017,

CARTAGENA

Nous descendons à terre faire notre clearance, nous sommes obligés pour laisser l'annexe en sécurité à la marina de payer 24$ US. Pour ce montant nous profitons des douches, de la wifi et de faire le plein d'eau. Au bar de la marina nous attendons notre agent pour faire les papiers d'entrée. David Arroyo notre agent, nous explique que nous avons deux options de séjour, soit 7 jours pour 130 $ US et au delà de 7 jours nous devons 100$ US de cruising permis plus 100 $US pour importation tempora pour le bateau, que cela soit pour 15 jours, 1 mois , 3 mois où 1 an c'est le même tarif.

Nous apprenons par la suite, que les 130 dollars, c'est la commission de notre agent David pour faire les papiers pour la région de Cartagena. Ce qui faut savoir, c'est que chaque fois que l'on change de région colombienne, il faut passer par un agent pour faire notre nouvelle entrée, et bingo , il faut rémunérer le nouvel agent. .

Nous avons opté pour 3 mois, ce qui nous laisse une marge pour visiter le pays. Nous avons fait une plaie dans notre budget ! la Colombie revient chère !

Le lendemain, nous quittons Odysséa à 9 h 00, et partons visiter la vieille vieille de Cartagena des Indes, 944 000 habitants/2 m d'altitude.

« Cartagena de Indias » est surnommée la reine de la côte caraïbe, véritable conte de fées et de légendes dont la beauté est surprenante.

Préservée par 13 km de fortification vieille de plusieurs siècles, patrimoine mondial de l'Unesco, la vieille ville est un labyrinthe de ruelles pavées, de maisons colorées aux balcons en bois travaillés qui sont les supports de compositions de bougainvilliers et de fleurs multicolores .

D'imposantes petites églises face à de jolis parcs ombragés, qui permettent un instant de repos à l'ombre de beaux et vieux arbres habités par des écureuils, des peCarthagène (61)rruches et des perroquets.

 

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Un peu d'histoire.

Cartagena fut fondée en 1553 à l'initiative du conquistador Pedro de Heredia, sur le site du village améridien de Calamari. Ville prospère jusqu'en 1552, où d'importants bâtiments en bois furent détruits par un important incendie. Depuis cette date les seuls matériaux de construction autorisés furent la pierre, la brique et la céramique.

En peu de temps la ville se développa pour devenir le plus important des ports espagnols sur la côte caraïbe et le plus important point d’accès vers l'intérieur des terres du nord de l’Amérique du sud, ainsi qu'un lieu de stockage des richesses extorquées à la population locale avant d'être exportées vers l'Espagne.

Elle reçue de ce fait la visite des pirates et des flibustiers qui sévissent à l'époque dans la mer des caraïbe, dont Sir Françis Drake, le plus célèbre des corsaires anglais. Il pilla la ville en 1586 et épargna la destruction de la ville contre une rançon de quelques dizaines de millions de pesos.

Une autre attaque célèbre fût celle de 1741 dirigé par Edward Vernon, elle fût repoussée avec 2500 hommes par Blase Lezo, un officier espagnol unijambiste, borne et ayant un bras en moins perdu dans une précédente bataille. Il repoussa 25000 soldats anglais et leur flotte de186 navires.

Malgré de nombreuses attaques, la ville prospéra grâce au canal de Del Dique construit en 1650 pour relier la baie de Cartagena au Rio Magdalena.

Catragena a pris en 1811 son indépendance grâce à l'esprit indomptable de ces habitants. Elle paya le prix fort pour cet acte en 1815, elle fut reconquise par Pablo Morillo après un siège de 4 mois où les habitants moururent de faim et de maladie.

L'arrivée de Simon Bolivar en 1819 libéra Bogota, puis en 1821 ce fut Cartagena. Elle fut baptisée à juste titre par Simon Boliva « la Héroica ».

Nous partons à pieds visiter le centre historique distant de 3 km de la marina qui se situe à Manga.

Nous franchissons le pont roman, et empruntons la cale larga qui nous conduit au San Francisco, vieille bâtisse abritant l'ancien théâtre auquel est accrochées les arcades de style Romane.

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Non loin de là, le parc Centenario avec sa purta typique. Aux alentours nous observons la statue de Noli Me Tangere Camellon de Los Martires, le muelle de L'os Pegados et enfin Torre del Ueloj (porte d'entrée de la vielle ville) qui nous ouvre l'entrée historico, cerné de grandes murailles avec son chemin de rondes.

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Nous finissons par le musée naval.

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Le soir nous traînons dans la ville à la recherche d'animations, notre coup de cœur est pour Getsemani aux alentours de la Plaza de la Trinida face à l'église du même nom.où des animation sont dispensées danses et cours de gym.

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Nous rentrons bien fourbu à bord d'Odyssea

Dimanche 14 mai, ici c’est la fête des mère, nous retournons dans la vieille ville manger au restaurant populaire ESPIRITU SANTO où pour l’occasion un orchestre anime la salle de chant bolivien. Les boliviens sont très respectueux de leurs aînés beaucoup de grands mères sont accompagnées de leurs enfants et petits enfants.

 

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Nicole a même eu droit à un bouquet de fleurs, offert par une animatrice de super marché resté ouvert. À 16 h 00 nous sommes de retour sur Odyssea bien content de retrouver un peu de fraîcheur .

La réelle immersion avec la vraie Cartagena, ce fait en périphérie de la ville historique, le quartier de Manga, les vieilles battisses coloniales classées par l'UNESCO, mérite une balade où peu de touristes s'y aventurent . Dommage !

Les policiers motorisés sont onnipréents. Nous n'avons senti AUCUNE insécurité.

Ici, on ne parle qu’espagnol. Et nous ? Pas du tout ! C'est notre plus grande frustration. Mais, on s’débrouille avec quelques mots appris sur un guide de conversation et surtout avec du franspagnol, c’est-à-dire des mots français auxquels on ajoute un « o » et bien sur nous sommes latins, nous nous faisons comprendre par les mains..