Bonaire première île des A B C. Ces 3 îles sont de type désertique où le cactus cierge y est roi.

Bonaire et Curaçao, présentent quelques reliefs et valons, les épineux rendent certaines parties de l'île inextricable, tandis qu'Aruba est une île plate. La faune la plus commune de ces îles regroupe des Flamands roses, des iguanes, des perroquets, des perruches et une variété infinie de passereaux. Les fonds sous-marins y sont préservés, l'eau est réputée pour sa transparence ce qui en fait la coqueluche des amateurs de plongée sous-marine.

Les habitants des ABC ont une Langue commune : le Papiamento. D'origine portugaise. Le papiamento fut parlé dès le dix-septième siècle. Les habitants de ces îles l'apprennent à l'école, les panneaux de circulation sont en papiamento ainsi que les papiers administratifs, les panneaux publicitaires et les journaux. Ils parlent tous au moins trois langues. Outre le papiamento, ils parlent le néerlandais, l'espagnol et l'anglais.

La base principale du Papiamento est le portugais sur lequel s’est greffée une grande quantité de termes espagnols.

La population des trois îles est très cosmopolite. Près de 50 nationalités différentes la composent. Européens, peuples d'Amérique du Sud, d'Asie, d'Europe de l'Est sont représentés.

Les noirs descendants d'esclaves, ne parlent parfois que le papiamento, surtout dans les jeunes générations. Les anciens ont appris le néerlandais à l'école et ne parlent parfois que ces deux langues. Les Vénézuéliens sont très présents sur Bonaire et Curaçao, tandis qu’Aruba accueille plus d'immigrants colombiens, ceux-ci ne parlent parfois que l'espagnol.

 

BONAIRE

Le 16 avril,

Bonaire est la première que nous touchons, elles sont distantes de 30 à 40 milles nautiques..

Départ à 7 h 15, pour les 33 milles, 20 nœuds de vent, Odysséa porte sa grande voile haute et la trinquette. Le trajet se fait au portant arrière. Le tangon est mis en place, Odysséa avance à 6,5 nœuds sur une mer toujours hachée. A l'approche de Bonaire, la côte basse, enveloppée par un léger brouillard, est difficilement visible. Devant nous à 5 milles de la côte, les éoliennes à eau et une grande antenne sont mes premiers repères.

Malgré le changement de cap pour contourner l’île, le vent est toujours arrière.

Enfin nous arrivons à Bonaire. Nous mettons Odysséa bout au vent afin d'affaler les voiles. Le vent souffle toujours autant !

 

Nous nous dirigeons vers la zone de mouillage au moteur, pour prendre y une bouée, elles sont obligatoires (10,6 $US), et oui ici c'est une réserve !

Tout à coup, nous nous retournons vers l'arrière du bateau, voyons que nous sommes suivis puis abordés par les Grades Parque de la réserve. De but en blanc, ils nous demandent les passeports alors qu'il y avait de fortes rafales et que l'on s'embêtait pour attraper une bouée. Ce à quoi, nous répondons que nous prenons en premier notre bouée et sécurisons notre voilier et ensuite nous montrerons les passeports. Pas content les Messieurs ! Notre voilier est pris en photo ainsi que l'équipage. Ils nous demandent de faire de suite les papiers d'entrée.

De plus, en quittant le bateau, je leur fais remarquer qu'ils nous ont fait des traces noires avec leurs chaussures de ranger.

Enfin, nous sommes mouillé face à la ville Kralendijk, la capitale de l’île.

Au mouillage, nous retrouvons le voilier DIVA, de Dominique et Michel. Nous faisons la connaissance d'un autre français, le voilier SAN MARYANN avec Nicole et Gérard, voilier construit entièrement par Gérard et Nicole de A jusqu'à Z, des mains en or ! Nous faisons quelques milles avec eux et ensuite ils partent vers le pacifique.

Nous descendons à terre pour faire notre clearance, aux douanes et immigration. Nous trouvons porte close. Nous nous dirigeons vers la police comme indiqué dans les recommandations nautiques. Accueil très sympathique par deux jeunes policières, qui s’affairent à téléphoner aux différents services.

On nous demande de patienter à la douane qui se trouve sur le bord du quai.

1 heure après, deux agents de l'immigration et de la douane nous ouvrent leurs bureaux. Bien plus sympa que les gardes du parque.

 

Le 17 et 18 avril,

En compagnie de Nicole et Gérard avec qui nous avons sympathisé, nous visitons la ville et cherchons une voiture de loc afin de visiter l'intérieur de l’île de Bonaire le lendemain.

 

2 - plaque voiture de Bonaire

 

                                                                         Plaque numéralogique de Bonaire.

Nous sommes surpris de voir les clôtures faites de cactus cierge d'environ 1,10 à 2 mètres de haut, très efficace contre les intrus.

 

6 -clôture maison Kralendijk (5)

 

La rue principale de Kralendijk aux maisons colorées et trottoirs décorées de flamands roses est très accueillante, tout comme sa population.

 8 - Ile de Bonaire (72)

 

7 -emblème Ile de Bonaire

 

 

8

 

9 - Ile de Bonaire (73)

 

15 -maison bateau à Kralendijk

 

10 -Ville Kralendijk (10)

16 -mur de la prison de Kralendijk (1)

4 -boite aux lettres maison Kralendijk (3)

3 -voiture hollandaise sur Bonaire (1)

Le bord de mer, où se trouve la plupart des bars-restaurants dont une petite crêperie bretonne tenue par un belge et un français, est très fréquentée par les joggeurs.

 

12 -jetée de Kralendijk (2)13 -jetée de Kralendijk (3)

Le lendemain, nous prenons possession de la voiture de loc, et partons faire le tour de l’île.

Nous prenons la route et commençons par le Sud. Première étape le Lac Bay au Sud Est, grand plan d'eau salé où les vélie-planchistes sont rois.

 

23 -lac Bay Bonaire (4)

 

23 -lac Bay Bonaire (3)

 

23 -lac Bay Bonaire (5)

 

23 -lac Bay Bonaire (10)23 -lac Bay Bonaire (6)

Poursuivant notre chemin, nous arrivons en vue des salines où nous voyons évoluer nos premiers flamands roses.

 

24 - flamands sur lac Cotomeer Bonaire (14)

 

 

24 - flamands sur lac Cotomeer Bonaire (11)

 

Sur le bord de mer nos regards sont attirés par de petites maisons de pierres faites pour des nains. Ce sont les habitations des esclaves qui chargeaient, au 18ième siècle, avec l’aide d'embarcations, les voiliers Néerlandais qui venaient chercher le sel.

 

26 - maison des esclaves Bonaire (5))

 

26 - maison des esclaves Bonaire (7))

26 - maison des esclaves Bonaire (6))

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux voiliers, qui venaient chercher le sel, il y avait sur la côte des amers de couleurs en forme de pyramide qui leur servaient de repère. Il fallait qu'ils se position face à cet amer pour charger le sel.

 

amer de l'ile de Bonaire (1)19 -amer de l'ile de Bonaire (3)

 

Nous arrivons au bord des salines. Elles sont alimentées par des éoliennes qui pompent l'eau de mer, et par un système de canaux, celle-ci se répandent dans les bassins. Des montagnes de sel attendent d’être chargées sur des camions.

Ces collines de sel décorent le paysage de leur blancheur qui scintille au soleil.

 

22 - éoliennes pour mer Bonaire (1))

 

22 - éoliennes pour mer Bonaire (3))

 

 

 

 

 

 

 

 25 - salines de Bonaire (6)

 

25 - salines de Bonaire (1)

 

25 - salines de Bonaire (7)

 

25 - salines de Bonaire (13)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'après midi est consacré au Nord et pour y accéder nous repassons à Kralendijk.

La côte sauvage aride et désertique de l’île, nous surprend un peu en suivant la route Nord-Est qui mène à Rincon. Des cactus cierges à perte de vue, fréquenté soit disant par des sangliers et des chèvres sauvages qui partent à toute allure dés que nous nous approchons.

 21 - Ile de Bonaire (53)21 - Ile de Bonaire (54)

 Dés que nous sortons de la route Sfalter, nous roulons sur des chemins de terre poussiéreux et étroits bordés de cactus.

 21 - Ile de Bonaire (52)

 

Le bord de mer où se promène des ânes plus où moins sauvages, est désertique et rocheux avec de belles vagues courtes qui viennent s'y écraser en formant de panache blanc d'écume.

 

ânes sur Ile de Bonaire (1)

 ânes sur Ile de Bonaire (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cette halte, nous reprenons notre balade et traversons l'intérieur de l’île, en passant par la ville de Rincon. Peu de chose à y voir hormis sa petite église.

 

ville Rincon Ile de Bonaire (2)

 

ville Rincon Ile de Bonaire (3)

 

Nous arrivons au Lac Gotomeer où de nombreux flamands parcourent les hauts fonds en piétinant de leurs pattes, la vase sableuse afin de trouver leur pitance, jolie spectacle rose qui sillonne le lac.

 

21 - Ile de Bonaire (51)21 - Ile de Bonaire (50)

 

 

 21 - Ile de Bonaire (49)

24 - flamands sur lac Cotomeer Bonaire (13)

 

 

 

24 - flamands sur lac Cotomeer Bonaire (16)

 

 

24 - flamands sur lac Cotomeer Bonaire (8)

Sur la route de retour en contournant le lac nous apercevons des pompes éoliennes tirent l'eau douce du sol nous y arrêtons et en profitons pour nous rafraîchir.

Nous retournons au mouillage de Kralendijk par des chemins de campagnetous les quatre enchanté de notre balade.

 

CURACAO

 

1 - Ile Curaçao r

 

Le 19 et 20 avril,

Nous faisons notre sortie pour partir. 38 milles nautiques pour rejoindre Curaçao. La mer est assez confuse, vagues courtes avec 20 nœuds de vent d'EST.

Nous quittons Bonaire le 20 avril à 8 h 30, pour arriver dans la passe de Spanish Water à 14 h 30

Position au large de l'entrée de Spanish Water : 12°03.75'N 68°51.1'

Spanish Water est une vaste mangrove accessible par un chenal étroit. En venant de l'est, en entrant dans le chenal, un immense complexe hôtelier. Les immeubles arrivent jusqu'au bord de l'eau. Le chenal est un vrai labyrinthe, celui-ci n'est pas balisé, il n'est pas difficile d'accès, on navigue à vue et aux bonnes heures pour éviter les récifs et remontées d'eau qui jalonnent le couloir étroit. Il n'est pas recommandé d'y pénétrer de nuit. A l'entrée, sur bâbord un récif affleure l'eau. Sur tribord une langue de sable s'avance. Il faut bien visez le centre du chenal. A l'intérieur du chenal, il y a en moyenne 5 à 10 mètres d'eau. Au dernier méandre, il faut se méfier du récif sur bâbord.

Enfin, quand on arrive dans Spanish Water, au milieu du chenal, un au-fond non signalé ne laisse que 2 mètres d'eau, il faut le contourner par tribord.

Arrivés à l'intérieur, nous remontons au Nord-Ouest, où nous déposons notre ancre à 15 h 00.

 

baie Spanich Wather (1)baie Spanich Wather (2) Rbaie Spanich Wather (3) R

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 avril,

Nous quittons notre bord, direction la capitale Willemstad afin de faire notre entrée.

Nous prenons le bus au rond point de Caracas Baai face au bar des pirates à 8 h 00, en compagnie de Nicole et Gérard.

 

 

 4 - bonjour au pirate R3 - entrée bar des pirates

 

5 - pirate

 

6 - pirate R

7 - Bonjour au pirate R

 Le car nous dépose à Punda, nous longeons le quai, passons devant le marché flottant des vénézuéliens, très coloré avec beaucoup de fruits et de légumes, des couleurs pleins les yeux.

 

42 - marché flottant R44 - marché vénézilien R

 

 

 41 - marché lottant R

 

Arrivons aux douanes qui se trouvent sur sur Punda, la Rive-Sud de la rivière qui traverse Willemstad. Les papiers sont faits en ½ heure et nous partons pour l'immigration.

L'immigration est sur l'autre rive (Otrabanda). Il faut traverser le pont « Queen Emma Bridge », le fameux pont tournant pour passer le bras de mer qui sépare la ville en deux ou prendre les navettes gratuites dans le cas où il serait ouvert pour laisser passer les bateaux.

 

30 - pont tournant R

31 - traversée pont tournant R

 On longe la rive en se dirigeant vers l'intérieur, après une petite montée on trouve une barrière et un guichet. on donne un passeport, en échange la vigie nous donne un papier qu'il faudra faire tamponner par l'immigration. Les bureaux se trouvent sur le quai, sous le grand pont bleu et jaune le Queen Juliana Brige. A l'immigration, quelques papiers remplis et ½ heure après nous n'étions plus clandestins.

Nous repassons le bras de mer avec le ferry, car le Queen Emma Bridge est ouvert pour laisser passer une grosse barge et son pousseur.

 

32

 

Un petit tour dans la ville classé patrimoine mondial grâce à ses maisons colorées qui bordent les quais. Il est vrai qu'elles sont typiques et rappellent les Pays Bas. Ces vielles bâtisses multicolores datent de 1700 ans. Le style architectural est unique.

 

33 - Villemstad

 

37 - Villemstad

 

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34 - Villemstad R

 

 

 

28 - pont levant R39 - Villemstad R

 

Nos estomac criant famine, nous nous arrêtons au marché central, rond comme une soucoupe volante. Nous mangeons local, tous les quatre dans une ambiance locale avec cris et rires, une assiette composée de salade, riz-haricots, avec sauce de porc pour une modique somme de 12 guilders ou florin antillais (environ 6,75 €).

 

49 - marché -N en rasta R50- marché

 

Suite à quoi nous furetons dans les petites rues de la ville où les décorations murales artisanales fleurissent et parfois surprennent.

 

10

 

20 - peinture

 

18 - peinture

 

19 - peinture

 

21- peinture R

 

 

 

22 - peinture R

 

29 - oiseaux

 

16 - calin à big togetherness R

Un petit tour dans Willemstad Park, qui souffre de la sécheresse, le Gouvernement Palace et le Fort Amsterdam.

46 - parc enfants

 

58 - R

 

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62 - R

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64 - R

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

67 - R65 - R

 

Les jambes commencent à être lourdes, nous reprenons le bus pour Spanish Water.

 

Le 22 avril,

Je cherche un voilier afin de réparer mon génois. Pas facile de se faire comprendre. J'obtiens une adresse, dans la baie sur un cata une certaine Brigitte qui parle français répare les voiles. Je me rends sur son bateau, et en espagnol (car elle n'est pas française) elle me fait comprendre qu'elle n'a pas de tissu de voile pour réparer. Je repars déçu.

Je pense que nous allons attendre la Colombie pour faire coudre une pièce. Pour l'instant, il me faut une réparation provisoire, car il me faut toutes mes voiles pour passer le Cabo de la Vela, appelé aussi le Cap Horn des Caraîbes où les vents et la mer sont réputés pour être dangereux.

Ce soir, apéro sur San Maryann, en compagnie de Bernard et Brigitte, qui reviennent d'un tour du monde. Cela fait 20 ans qui naviguent. Ils font rêver avec leurs récits, dommage que nos âges soit là, cela nous aurait tenter. Le petit tour de l'Atlantique et Caraïbe, c'est déjà pas mal.

 

Le 23 avril,

Gérard et Nicole de San Maryann nous quittent aujourd’hui, ils ont une fenêtre météo favorable pour passer le Cap de la Véla. Avec des regrets, nous ne les avons pas vu partir, .nous aurions bien voulu leur dire « merde », pour le cap. On doit se retrouver à Carthagène, ce n'est qu'un au revoir !

Bernard et Brigitte sont partis eux aussi pour Saint Martin car le vent Sud-Est leur est favorable.

Nous nous retrouvons les seuls français au mouillage, un peu de cafard est de mise.

 

Le 24-25 avril,

Je fais connaissance de français venant de Porto Rico, ils sont au mouillage à Spanich Water. Nous sympathisons très vite avec François et Francine, qui sont de nos âges. Nous apprenons qu'ils rentrent d'un tour de la terre de 10 ans de voyage sur leur voilier Yoco.

Il fait beaucoup de vent dans la baie ces jours ci, Francine et François nous aident à descendre la voile. Avec 4 personnes, le génois est vite descendu à plat sur le pont.

 

Le 26 avril,

Ne trouvant pas de voilier à Curaçao, ce matin à la fraîche, nous réparons la voile avec des bandes auto-collantes que nous à donner Yoco.

En premier Nicole coud les deux bords de la déchirure, qui a probablement était faite avec l'une des goupilles de la filière. Ensuite nous collons sur la déchirure une bande auto-collante de chaque côté de la voile.

 

réparation du génois (1)

 

 

 

 

 

 

réparation du génois (3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis bien content d'avoir réparer, espérons que la réparation va tenir en attendant de trouve un voilier pour la recoudre. Afin d'éviter de ne pas déchirer le génois, je fais des manchons pour les chandeliers avec le cuir que j'ai à bord, afin de ne pas abîmer mon génois. Demain, nous allons pouvoir remettre le génois en service.

Ce soir nous sommes invités à boire l'apéro sur Yoco.

Durant la soirée, nous échangeons des documents pour la suite de nos voyages. Nous rentrons sur Odysséa à 11 h 30. Soirée agréable et très sympathique.

 

Le 27 avril,

Malgré un vent qui souffle à 20-25 nœuds dans le mouillage,nous profitons d'une accalmie et le génois est remis en place avec l'aide de François. Il y a de la poussière qui vient de la carrière sur la montagne face au mouillage et cela fait 3 jours que nous mettons des gouttes dans les yeux. On dirait que l'on a la myxomatose, nos yeux sont tout rouge.

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Le 28 avril,

Nous louons une voiture avec Francine et François afin de visiter l’île.

Nous prenons la direction de West Print, comme le nom l'indique, à l'extrémité Ouest de l’île, avec des arrêts à plusieurs Bocas. Ce sont de grosses vagues qui viennent s'écraser sur la falaise et s’engouffrer dans ces Bocas et forment un plan d'eau derrière elles où des pélicans et des tortues viennent se nourrir.

Curaçao (17)

Curaçao (74)

Curaçao (16)

Curaçao (75)

 

Curaçao (7)

 

Curaçao (9)

 

Curaçao (10)

 

 

 

 

 

 

 

Les abords de ces falaises sont désertiques avec comme seule végétation des cactus cierges. La végétation de l’île n'est que maquis, petits arbustes épineux et cactus, ce qui la rend impénétrable.

 

Curaçao (15)

 

Curaçao (12)

 

Curaçao (13)

 

Curaçao (14)

 

Curaçao (19)

 

La seule balade que nous avons pu faire et celle du Hoci Pastor. Balade dans le parc avec vue sur l'intérieur de l'ile. Ce parc a été créé par un prêtre pour initié les indigènes à pratiquer les différentes cultures.

 

Curaçao (52)

 

Curaçao (55)

Curaçao (60)

Curaçao (64)

Curaçao (65)

 

 

Curaçao (68)

Pour terminer la visite, une visite au Rif pour admirer les flamands roses sur leur étang salé.

 

Curaçao (77)

 

Curaçao (82)

 

Le lendemain nous invitons Francine et François à l'apéro, nous comparons nos météos ; une fenêtre se présente pour passer le Cabo de La Véla, notre décision est prise nous n'irons pas à Aruba.

 Le 30 avril,

Nous quittons Spanich Water à 10 h 20, 25 milles nautiques, pour le mouillage de San Pedro toujours sur Curaçao., pour nous approcher du départ vers la Colombie.

A 16 h 00, nous mouillons dans cette petite baie dans une eau claire d'un bleu lagon, par 5 m de fond. Le soleil est encore haut, un bain est de rigueur. Le mouillage est tranquille et nous nous reposons avant de parcourir 321 milles nautiques.

 

San Pedro de Curaçao (1)

 

San Pedro de Curaçao (3)

 

San Pedro de Curaçao (4)

 

San Pedro de Curaçao (2)

 

Nous faisons une impasse sur Aruba, car une bonne météo se confirme, afin de passer le Cabo de la Vela, au vu de ce que je lis et ce que j'entends j'ai une appréhension.

Demain 1er mai 2017, vent favorable espérons qu'il voudra bien nous mener à bon port, dans de bonnes conditions.

Le voyage de San Pedro de Curaçao vers Santa Marta en Colombie, dure trois jours. Cette navigation sera particulière et demande donc plus d’attention aux prévisions avant de partir car le Cabo de la Vela, sur la côte colombienne, est répertoriée comme l’un des cinq endroits navigables les plus dangereux au monde.

3 phénomènes expliquent cela :

1- Sur la côte, une chaîne de montagnes, dont le point culminant monte à 5700m d’altitude, crée de fortes turbulences.

2- Les fonds marins passent de plus de 2000m de profondeur à 100m sur à peine 1 mille de distance, ce qui a pour conséquence de pousser cette énorme masse d’eau contre un véritable mur.

3- La rencontre de 2 courants qui se font face. Le courant général formé par les Alizés (vents d’est) se sépare. Une partie remonte vers le Mexique et crée le fameux Gulf Stream, l’autre partie descend vers le sud, longe le Panama, remonte le long de la côte colombienne et se confronte brutalement au courant général.

Le tout crée une mer agitée avec des vagues opposées et anormalement hautes par rapport à la force du vent.

 

Pour finir notre récit sur Curaçao, voici l'historique de la liqueur de Curaçao

Le goût de l'orange bleue où liqueur de Curaçao.

Lorsque les Espagnols s'approprièrent l'île de Curaçao, ils avaient dans leur soute, des oranges de Valentas. Ils décidèrent d'en faire la culture sur l'île. Mais, les Huertas ne produisirent que de petits agrumes au goût si amer qu'ils étaient immangeables. Déçus, les Espagnols se désintéressèrent de l'arbre, le laissant à l'état sauvage. Deux ans plus tard, les Hollandais, qui investirent l'île, furent intrigués par ce petit arbre. Ils constatèrent que l'écorce de ces fruits séchés au soleil produisait une savoureuse essence aromatique. Ils distillèrent l'écorce, ils y ajoutèrent des herbes et des épices et c'est ainsi que naquit la liqueur de Curaçao.