Le 18 mars 2017,

Nos avons descendu l'Arc Antillais jusqu'à Grenade en passant par l’île de Bequia où nous avons fait escale, puis Mayreau avec un mouillage à Saline Bay. Ensuite Carriacou où nous avons planté la pioche à l'Anse La Roche, que nous aimons bien car elle est petite, sauvage et tranquille avec de beaux fonds marin.

Enfin, mouillage devant Hillsborougt (pour faire notre clearance d'entrée dans les Grenadines de Grenade, elle n'est pas onéreuse, (50 EC pour un Océanis 390). Les douaniers et les agents de l'immigration ne sont pas chiants.

La descente se poursuit et nous arrivons à Tyrell Bay, pour résoudre un problème technique.

En effet, j'ai constaté que le davier de la proue d'Odysséa a une petite fêlure. L'an dernier à Tyrell Bay, j'ai pris connaissance d'un atelier emménagé sur un trimaran, de soudure inox et alu, qui se trouve ancré au milieu de la baie.

Ce Français, Dominique Weber, habite depuis 30 ans à Carriacou, c'est un homme très sympathique, donne de bons conseils et n'est pas onéreux. Sa maison se trouve à côté du chantier, elle est très typique avec sa clôture faite de tronçons de mats et de câbles en inox.

Odysséa accosté au trimaran, il me soude la fêlure qui d'après lui n'était pas importante et constate qu'elle avait été occasionnée par un choc. En effet, je me suis souvenu qu'à Sourre au Brésil, qu'un bateau m'avait heurté à l'avant et s'était enfuit en pleine nuit .

Le davier réparé, nous repartons au mouillage.

Au bar, nous retrouvons Ginette et René d'un voilier Suisse rencontré il y a 1 an, lors d'une escale précédente. L'apéro se poursuit tard dans la soirée, que de choses nous avons à nous raconter, c'est toujours une joie de retrouver des amis.

 

Le 29 mars,

A 8 h 30, nous avons un contact radio de Ginette et René, nous souhaitant bonne route. Très sympa de leur part ! Dommage que l'on se sépare à nouveau, ils rentrent en Suisse pour 6 mois.

A 9 h 00, nous mettons le Cap sur Grenade afin de nous préparer pour notre second voyage.

Nous partons avec peu de vent, 8 nœuds. Nous passons l’île Ronde, et contournons Grenade par l'Est, avec un passage au Nord-Est, entre l’île Grenade et Green Island, qui est assez pénible. Un clapot très court et très dur, ce qui fait taper énormément Odysséa. Enfin à 16 h 00, nous posons la pioche par 3 m d'eau dans la baie de Prickly.

Nous retrouvons au mouillage le voilier Geange de Marie Ange et Gérard, nos anciens voisins de Saint Jean d'Illac. Nous passons une excellente soirée sur leur bateau et échangeons les films que nous avons .

 

Le 31 mars,

La clearance de sortie a été houleuse à 15 h 30, le douanier se croyant en week-end. Après lui avoir fait remarquer que la fermeture des bureaux étaient à 16 h 00, de mauvaise grâce il nous tendit les papiers. En 10 minutes, les papiers faits, les tampons de sortie sur le passeport, nous sortons soulagés et nous allons dire au revoir à Geange.

 

Le 2 avril,

La cambuse étant prête, le plein d'eau, de gaz et de gaz oïl, nous quittons Grenade pour les îles Roqués au Nord-Est du Venezuela, 300 milles nautiques à parcourir.

La météo n'est pas clémente, elle nous prévoie du vent d'EST de force 5 beau fort le premier jour, puis 6 beau fort les autres jours.

Nous partons à 10 h 45, avec un vent Est, mer agitée et 20 nœuds de vent dans la mer des caraïbes.

Sous un génois seul réduit, nous marchons à 6 nœuds sous pilote automatique avec un vent arrière. Nous sommes obligés de tirer des bords car les vagues de 2 m poussent la poupe d'Odysséa sur bâbord puis sur tribord et fait déventer le génois qui claque méchamment dés qu'il refait le plein de vent. Ce bruit me fait mal au ventre !Je sens que notre génois souffre !

Nous ne sommes pas à la fête, Nicole est malade et moi pas trop en forme, mais nous assumons la navigation.

Dans la nuit, le vent se renforce et les vagues montent à 2,50 mètres, avec une mer forte et croisée, ce qui rend pénible la navigation car Odysséa roule et tangue.

 

Le 3 avril,

Toujours vent arrière avec un vent Est, la mer a encore grossie, elle est devenue méchante. Grosses vagues de 3 m avec quelques unes qui doivent avoisiner les 4 mètres. Elles claquent sur les flancs d'Odysséa et le bruit fait par ces vagues ressemble à des coups de masse cognés contre la coque. Odysséa est propulsé tantôt sur bâbord, tantôt sur tribord. Cela n'arrange pas le travail de la voile qui claque à chaque fois, malgré des bords tirés à 15 et 20 degrés de vent qui lui même oscille d'Est à Est Sud Est.

 

Le 4 avril,

Deuxième nuit, toujours avec un vent aussi fort. Les quarts sont très pénibles, le peu de temps passé à dormir est folklorique, le bateau roule constamment et bouge trop brutalement, nous totalisons à peine 2 heures chacun par petite tranche de 20 minutes.

Décidément, je n'aime pas le vent arrière par gros temps.

Dans la journée, nous essayons de récupérer un peu de sommeil, mais le temps nous le permet pas, vivement une baie bien abritée !

20 h 30, vent à 25 nœuds d'Est, mer forte, vague de 3,50 mètres à 4 mètres, génois 7 à tours, nous avons une petite voile.

5 h 30, vent de 30 nœuds d'Est, creux de 4 mètres, mer forte, génois enroulé à 10 tours, ce qui me fait un petit foc qui tire Odysséa à 6 nœuds, à une vitesse supérieure. C'est trop l'enfer à bord, avec une mer aussi merdique.

13 h 00, nous sommes en vue des Îles Roques, nous contournons l’Islat Gran Roque.

A 14 h 30, nous posons la pioche face au village de Gran Roque.

Je hisse le pavillons jaune et le pavillon de complaisance du Venezuela, afin que la douane vienne à notre bord pour nous donner un papier nous permettant de rester quelques jours.

Ici le soleil est omniprésent, il tape très fort, c'est sous le bimini que nous prenons la bière d'arrivée bien gagnée, puis nous plongeons dans les méandres du sommeil.

2 h plus tard nous émergeons de notre sommeil, tiré par un vacarme de cris d'oiseaux.

Que c'est agréable de manger sur une mer plate, cela nous change la vie. A tribord, nous regardons évoluer les oiseaux. C'est un spectacle formidable que nous avons devant les yeux. A quelques mètres du bateau, des pélicans pêchent et quand ils sortent la tête il y a 3 ou 4 espèces de petites mouettes qui essayent de chiper les poissons dans leur bec.

 

Gran Roque (6)

 

 

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Le 05 avril,  LOS ROQUES

 

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Après une bonne nuit de sommeil et un déjeuner copieux, nous voyons arriver les Gardes-Côtes. Ils montent à bord sur mon invitation, remplissent un questionnaire complet sur notre bateau Odysséa (longueur du bateau, largeur, tirant d'eau, annexe, moteurs, tout cela est normal, mais ils continuent en me demandant la capacité en litres d'eau, de gaz oïl, essence, nombre de batteries, balise de détresse, AIS), ceci dans un bon esprit. Ils nous disent qu'ils surveillent avec l'AIS.

Ensuite ils nous délivrent une autorisation de naviguer dans les Îles Roques pour 5 jours, sans rien payer.

Avant de partir, l'un des Garde-Côte me demande si je n'ai pas des billets de banque, dollars ou euros, car ce jeune en fait la collection, me précisant que dans les ports d'entrée au Venezuela, la clearance est de 300 $US. Pas de bol pour eux, je n'ai sur moi que des restes de dollars caraïbes (55 $EC), dont ils se sont contentés (c'est un genre de bachis!). Nous voilà en règle, nous pouvons débarquer sur l’île.

Nous descendons à terre, afin de nous dégourdir les jambes, 3 jours sans marcher, c'est dur.

Cet archipel est situé à 80 milles (166 km) au nord du port de La Guaira. Au centre de cet archipel de 221 120 ha (mesurant 24,6 km du nord au sud avec une longitude totale de 36 km) se trouve un immense lagon d'environ 400 km² qu'encerclent 42 îlots et environ 250 bancs de sable, récifs coralliens et sédiments calcaires qui surgissent à marée basse.

Gran Roque, est un petit village de petites maisons colorées les unes aux autres, bordées de d'arbres et de fleurs, très ombragées, autrefois propriété des pêcheurs.où les rues et routes sont des pistes de sable.

 

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La température est de 30 degrés en journée, cependant les nuits sont fraîches, une brise souffle en permanence. Ses eaux sont d'une transparence exceptionnelle, la blancheur aveuglante de ses petites plages de sable fin qui contraste avec les nuances azurées et une eau turquoise.

 

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Sa petite église, face à la mer, dont les pans latéraux s'ouvrent pour augmenter la surface d'accueil et facilite la circulation de l'air.

 

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La place Bolivar où se trouve en son centre, la piste de danse. C'est sur cette place que tout le monde se pose pour attraper internet gratuit, mais nous avons du mal à lire nos message et prendre la météo.

Gran Roque (22)

Nous rentrons dans la seule pharmacie (si l'on peut dire une pharmacie), où l'on nous échange des euros en bolivars.

Nous échangeons 20 euros, et nous nous retrouvons riche, avec 48 000 bolivars.

 

Gran Roque (25)

 

Nous sommes tout étonnés, quand nous regardons le menu, pour 1 personne il nous faut 60 000 bolivars, c'est dingue !

Le beau resto sera pour une autre fois, nous nous contentons d'un repas avec les pêcheurs très sympas pour 10 000 bolivars (4,50 € environ), à côté de l'aéroport.

Le petit aéroport bat son plein avec au moins 4 avions par jour qui arrivent et repartent.

Il me faut de l'essence pour mon annexe, je prends ma nourrice d'essence et nous voilà partis sous un soleil de plomb, dans la zone militaire pour faire le plein. Devant la pompe 8 pêcheurs attendent avec leurs 2 à 3 bidons de 100 litres chacun.

Nous attendons avec les pêcheurs à l'ombre d'une cabane, l'arrivée d'un militaire pour nous distribuer la gasolina. Je parle avec un pêcheur, avec mes quelques mots d'espagnol. Très gentil, il me donne le prix du litre.

Le militaire arrive, et très disciplinés les pêcheurs remplissent leurs bidons respectifs. Arrive mon tour, le pêcheur avec qui j'ai parlé, prend ma nourrice et me remplit de gasolina. Quand je veux payer, il me fait signe de la main de partir. Je compris qui m'offrait les 12 l d'essence, j'étais gêné. Il nous propose même de nous ramener en lancha jusqu'à Odyssea. Je suis surpris par tant de générosité et de gentillesse par les pêcheurs vénézuéliens.

 

Le 6 avril,

Nous quittons Gran Roque pour le mouillage de Cayo Francisqui. Nous naviguons au moteur à l'intérieur du lagon, nous suivons le peu de balisage et slalomons entre les bancs de sable, se fiant à la couleur de l'eau, pour arriver devant une plage de sable blanc corallien où nous posons la pioche.

Cayo Francisqui (1)

Beaucoup de lanchas passent à proximité d'Odysséa, chargées de touristes Vénézuéliens en vacances, et les déposent sur les plages où sont emménagés des restaurants, de grands carbets sous lesquels un grand barbecue est improvisé avec des pierres de corail pour faire cuire le poisson

Nous restons 2 jours dans ce mouillage. Nous n'arrêtons pas de nous immerger dans cette eau d'une transparence extraordinaire et le soir tombant nous descendons marcher sur cette île au plage de sable blanc.

 

Cayo Francés (1)

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Cayo Francisqui (24)

 

Cayo Francisqui (28)

 

Le 7 avril,

Nous quittons ce lieu magique, pour Isla Félipe o Brujusqui. Nous accédons au lagon par une entrée étroite dont les abords coralliens agressifs ne permettent pas d'écart de pilotage. Passé ce moment critique, une fois à l'intérieur, une impression de calme, de sérénité et de sécurité nous submerge. Nous mouillons par 5 m d'eau à côté de 2 bateaux à moteur vénézuéliens.

L'annexe mit à l'eau, nous partons découvrir cette petite île devant nous, où la mer est turquoise et les plages de sable blanc immaculée.

 

Isla Félipe o Brujusqui (1)

 

Isla Félipe o Brujusqui (3)

 

Isla Félipe o Brujusqui (4)

 

Isla Félipe o Brujusqui (8)

 

Isla Félipe o Brujusqui (9)

 

C'est une autre île de pêcheurs , ils ont fait un restaurant, fait de planches récupérés et de tôles ondulés, décorés de leur vestige de pêche.

 

Isla Félipe o Brujusqui (6)

 

Isla Félipe o Brujusqui (13)

 

Isla Félipe o Brujusqui (15)

 

Isla Félipe o Brujusqui (19)Isla Félipe o Brujusqui (17)

 

 

 

A notre retour, nous sommes estomaqués. Nous voyons arrivés de gros bateaux à moteur de pêche au gros, avec leurs grandes cannes à pêche, tous immatriculés sur le continent vénézuélien.

Ce qui nous choque le plus, c'est de voir à peine arrivée, que les boys s’attellent à nettoyer entièrement le bateau à l'eau douce (moteur tournant tout le temps pour clim et désalanisateur).

Ces boys ont dans une main le jet et de l'autre la conchita (balai à franges). Nous les regardons en pensant au litres d'eau gaspillés qui nous auraient été profitables. Pour nous l'eau est vital, nous économisons l'eau, c'est vraiment pas sympa de venir laver leurs bateaux sous nos yeux !

En fin d’après midi, nous étions au total dans ce petit lagon 11 bateaux, 3 voiliers (dont le notre français).

 

Isla Félipe o Brujusqui (26)

 

Isla Félipe o Brujusqui (25)

 

Ce soir, repas dans le cockpit avec une légère brise, cela nous change des forts vents des jours précédents.

 

Isla Félipe o Brujusqui (30)

 

Le lendemain, travail d’apnées pour Philippe. Pendant 1 h 40, je nettoie la coque d'Odysséa. Les algues se fixent de plus en plus, rien d'étonnant avec cette eau chaude !

 

Le 10 avril au 11 avril,  LOS AVES

 

mouillage à Barlovento (29)

 

Nous quittons les Îles ROQUES pour les Îles AVES, distant de 33 milles nautiques, vent 10 nœuds toujours d'Est.

Afin d'économiser notre génois qui s'est déchiré sur 20 cm, je sorts la trinquette toute neuve, et je la mets en place sur l'étai largable. A la sortie du lagon, toute la voilure est mise, grand voile pleine et trinquette, cap sur les Avés, pour 33 milles.

Odysséa marche à 5 nœuds avec quelques pointes à 6 nœuds sous trinquette tangonnée car celle ci fouettait à chaque dévente. Navigation tranquille avec un vent d'Est qui nous pousse.

Une houle de 1 mètre dévie Odysséa de sa trajectoire en lui poussant le cul. On dirait une femme aguicheuse qui balance ses fesses en marchant.

A 15 h 15, nous entrons dans l'un des lagons des AVES.

L’îlot de Barlovento, est bordé d’îlots coralliens aux plages de sable blanc comme neige, qu'entoure uneeau cristalline au reflet d'azur. Beau spectacle pour les yeux. Nicole barre et moi je suis à la proue, nous zigzaguons entre les bancs de sable pour rejoindre le mouillage où 2 voiliers ont déjà plantés leurs ancres. L'un est Canadien et l'autre battant pavillon Belge.

Notre ancre est posée par 7 m d'eau tout près de la mangrove et d'une belle plage de sable blanc. C'est le rêve.

 

mouillage à Barlovento (9)

 

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Nous avons la visite du couple du bateau belge, qui sont en fait des français (de La Rochelle), ils viennent nous souhaiter la bienvenue. Ils nous apprennent qu'il a aidé le bateau canadien à se dé-échouer suite à une ancre qui a dérapé, ceci à 2 heures du matin.

Du 11 avril, balade ce matin sur les autres îlots où il reste des vestiges de cabanes de pêcheur. A notre grande surprise, nous y trouvons beaucoup de déchets plastiques de toutes sortes, portés par le vent et le courant.

Par contre, beaucoup d'oiseaux nichent sur les arbres des mangroves. Une grosse colonie de Fous de Bassans en occupent la majorité, les nouveaux nés ressemblent à des peluches blanches avec leurs becs démesurés.

 

mouillage à Barlovento - Fous du B (31)

 

 

 

mouillage à Barlovento - Fous du B (34)

 

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Les mouettes moins nombreuses sont souvent pris à partis par les Fous de Bassans, ce qui occasionne de beaux meetings aériens .

Les pélicans sont moins nombreux que sur les Roques, leurs bals et leurs piquets dans l'eau pour pêcher sont toujours aussi acrobatiques.

mouillage à Barlovento (27)

Se mêlent à leurs vols des noddys, des mouettes, et des frégates. Un régal pour les ornithologues.

Nous dirigeons notre annexe vers une île qui se trouve au centre du lagon. Nous avons des difficultés pour trouver la passe pour y accéder, notre annexe se trouve plantée sur la caye qui borde l’île. Nous avons quelques difficultés pour nous dégager. En contournant la caye, nous trouvons la passe balisée par les pêcheurs. par une branche. Nous abordons l’île et faisons le tour en glanant quelques coquillages sur la plage dont le sable est si fin qu'il ressemble à du talc.

En revenant de notre balade, nous faisons une halte au bateau Belqe, Dominique et Michèle, des enseignants à la retraite. Ils nous ont conviés à boire le pastis.

 

Du 12 au 15 avril ,

Nous quittons le mouillage à 10 h 00, de l’îlot Barlovento pour un autre, îlot Sotavento, toujours sur les AVES.

 

3 - Aves de Sotavento

 

 

Los Aves (oiseaux en espagnol), ce sont des îles non habitées où quelques semblant de cabanes de pêcheurs résistent au vent, ils y viennent pour leur saison de pêche. La végétation est plutôt maigre, quelques cocotiers de petites tailles qui semblent ne pas donner de noix et quelque arbustes de petites tailles se disputent leur surface de sable.

Ces îles sont idylliques pour faire une robinsonnade en toute sécurité. L''éloignement de ces îles des côtes vénézuélienne (200 milles nautiques) n'ont pas d'attrait pour les pirates. Elles sont un paradis pour la baignade, observation de la faune et de la chasse sous-marine (contrairement aux Roques, ici elle est autorisée).

Nous arrivons à Sotavento à 12 h 45, bonne traversée avec toujours la trinquette tangonnée et la grand voile. Nous nous arrêtons à l'ile Longa, pour signaler notre arrivée par radio à la Guarda Costa qui y possède un poste de surveillance.

Au bout de 3 h d'attente, pavillon jaune dans l'armature, nous les quittons sans qu'ils soient venus à bord et allons mouiller à l’île Curricai, qui se trouve à 3 mille plus au Nord, où nous retrouvons Dominique et Michel du bateau Diva. Petite soirée à bord d'Odysséa avec apéro, bien sur !

Vers 17 h 00, la lancha de la Guarda Costa vient nous accoster. Les gardes-Côtes me demandent la permission de monter à bord. Ce sont des jeunes fort aimables, ils remplissent le même formulaire qu'aux Roques et nous posent les mêmes questions.

Nous apprenons que cela fait 45 jours qu'ils sont isolés sur ces îles et nous demandent si nous pouvons leur donner du sucre pour leur café. Nous leur donnons sucre, café et gâteaux. Ils repartent le sourire aux lèvres.Le café sera sucré ce soir !

Ici c'est le paradis, l'eau est limpide, et les fonds rocailleux abritent une faune très riche en poissons juste sous notre quille à 4 m de fond. Encore un régal pour nos yeux.

Balade sur l’île où un couple de hérons cendrés ont élu leur domicile. Une cabane de pêcheurs est érigé dans son centre., avec toujours la madone, bien protégée des vents dans une petite maisonnette.

 

Héron cendré sur Ile de Sotavento

Ile de Sotavento (8)

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Le 16 avril,

Départ à 7 h 15, pour les A.B.C. ,( l’île Bonaire. Île Curaçao .île Aruba)

Bonnaire est la première que nous touchons.